TANZANIE – Goodall, c’est tout bon !

Publié le par ecoloptimiste.over-blog.com

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Cette année voit le cinquantième anniversaire des travaux de la primatologue britannique Jane Goodall. Ces travaux, qui représentent l’un des plus longs programmes d’études dédiés à des animaux sauvages, ont permis de mieux comprendre le mode de vie des Chimpanzés, les menaces qui pèsent sur eux et les moyens de les protéger.

En 1960, la jeune Anglaise débarque (sans Tarzan) à Gombe, sur les bords du lac Tanganyika, pour y étudier les primates. Elle restera les étudier jusqu’en 1986, date à laquelle elle commence à militer pour leur protection à travers le monde, revenant occasionnellement dans « sa » forêt pour y effectuer ce qu’elle qualifie de « retraites spirituelles ».

Elle a notamment permis l’abolition des traitements cruels infligés aux grands singes dans les laboratoires, et créé des refuges pour les Chimpanzés orphelins, qui peuvent ensuite être relâchés dans la nature. Elle a aussi créé le programme éducatif « Roots and Shoots » destiné à la jeunesse du monde.

 

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Surtout, elle a mis en place des programmes d’action en faveur des chimpanzés et de leur habitat en Tanzanie, gérés par les Tanzaniens. L’histoire a commencé le 19 mai 1975, lors de l’enlèvement de trois chercheurs étasuniens et d’une Néerlandaise par des rebelles venus du Zaïre. Si les otages finirent par être libérés, la sécurité des étrangers ne put être assurée et c’est avec l’aide du personnel tanzanien que Jane Goodall put continuer à mener ses recherches.

Dans les années 1990, c’est l’état de l’environnement qui était devenu préoccupant : tous les alentours du parc national de Gombe (créé en 1968) avaient été déforestés ou remplacés par des plantations inutilisables par les Chimpanzés. C’est alors que Jane Goodall crée le projet TACARE, destiné à la protection de l’environnement, à l’éducation et au développement local dans cette région. La première des initiatives est une campagne de reforestation menée en 1995, dans chacun des 24 villages entourant Gombe. Les villageois sont aussi incités à adopter des pratiques d’agriculture et d’élevage plus respectueuses du monde vivant, et le projet contient également des volets consacrés à l’éducation des femmes, au planning familial et au micro-crédit, dans une démarche que les anglophones appellent empowerment.

L’objectif final sera, à terme, d’aménager des corridors de forêt entre le massif de Gombe et d’autres forêts qui abritent des populations isolées de Chimpanzés. D’ores et déjà, des résultats encourageants ont été obtenus en matière de coopération communautaire, de lutte contre la déforestation et de régénération naturelle de la forêt.

 

Jane Goodall a reçu de nombreuses distinctions internationales.

 

Sources : National Geographic France, octobre 2010, Jane – cinquante années à Gombe, David Quammen.

 

Pour en savoir plus sur les programmes à l’initiative de Jane Goodall :

http://www.rootsandshoots.org/

http://janegoodallhopeforanimals.com/exclusive-content/section-5-healing-earth%E2%80%99s-scars/taking-care-of-people-and-wildlife/tacare-take-care/

http://www.ehproject.org/phe/jgi-tanzania_final.html

 

Alexis Vernier

 

Illustration : un Chimpanzé dans un jardin zoologique. Grâce aux efforts de Jane Goodall et de son équipe, les Chimpanzés sont étudiés dans la nature depuis 50 ans sans interruption.

Publié dans Humanisme

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