Réflexion sur les carburants de deuxième génération (article de Vincent BLANCHETTE, du Québec)

Publié le par Le blog de l'écologie positive

Biocarburants de seconde génération 

Les premières générations de biocarburants sont décriées car elles utilisent des terres arables et prélèvent ainsi beaucoup de nourriture - qui pourrait nourrir des milliers d'êtres humains qui en aurait bien de besoin - pour seulement un peu de carburant dilué dans le pétrole. La solution à la base était intéressante, mais le concept n'est guère écologique, et certes non avantageux en ce qui concerne l'aspect durable.

Il a bien fallu cependant que les innovations passent par ce chemin pour trouver la seconde génération, qui elle est beaucoup plus prometteuse.

Cool planet biofuels http://www.coolplanetbiofuels.com/

Cette compagnie installée aux États-Unis produisent ce qu'ils appellent le premier biocarburant écologique. Selon leurs dires, ils peuvent produire beaucoup plus de carburant diesel par acre qu'on ne peut en produire d'un acre de maïs. Selon leurs calculs, avec leurs récentes percées technologiques, ils arrivent à un rendement 12 fois supérieur en cultivant du miscanthus géant. Cette herbe haute est utilisée normalement comme subsitut du charbon pour produire de la biomasse. Ils peuvent produire 3000 gallons dans les conditions normales ; dans des conditions optimum, ils parviennent à produire 4000 gallons d'éthanol par acre. Ceci est une nouvelle récente, et quant à la véracité du procédé, cela demande encore des preuves, mais admettons pour l'exercice que l'affaire est dans la poche pour le moment.

Leur système est pourvu d'un processeur thermique/mécanique  qui peut non seulement recycler les restes d'agriculture, de scierie et d'algues et produire 1000 gallons de bioéthanol, mais également produire une biomasse qui revitalise les sols désertiques dans une période de 4 à 8 ans. Dans un seul conteneur, ils peuvent produire 2 millions de gallons par année. Une usine peut être implantée facilement n'importe ou pour produire 10 millions de gallons par année. Un gallon d'éthanol produit ainsi serait de 0,60 cent le gallon.

Je répète les avantages :

- Peu coûteux à comparé d'autres procédés de biométhanisation ;

- Production durable pouvant aller de 3000 à 4000 gallons par acre ;

- Production d'un engrais qui revitalise les sols et augmentent leur rendement, en plus de revitaliser les terres désertiques en 4 à 8 ans ;

- Réduction des émissions de carbone par production d'une biomasse neutre et réinsertion du carbone dans les sols pour la culture ;

Dans ce vidéo, ils expliquent que si leur concept était appliqué à 1 % de la surface totale du globe, toutes les voitures du monde pourraient rouler ; à 3 % de la surface totale, ils pourvoiraient à tous les problèmes énergétiques du monde et sortirait les pays du tiers-monde de leur pauvreté, ainsi que réduire 100 ppm par mètre cube dans l'atmosphère en 40 ans .

Bien entendu, le marché de l'automobile requérerait quelques changements minimes, étant donné que le diesel d'éthanol ronge plus facile les durites et conduits d'un moteur. Néanmoins, ce système assurerait une production durable de carburant.

Moteurs à l'éthanol

Normalement, l'éthanol doit être mélangé à de l'essence selon un ration allant de 5 à 15 %, sinon les moteurs normaux s'endommagent. Certains types de bioéthanols sont utilisés en Europe, notamment le E85 (85 % éthanol et 15 % diesel), mais requièrent un certain type de moteur. Les statistiques font état d'une pollution réduite de 40 % de CO2 et une performance de moteur de 10 % de plus qu'avec l'essence normale. Cependant, ces véhicules requièrent davantage de carburant pour parcourir le même kilométrage, allant de l'ordre d'une différence de 500 $ annuellement supplémentaire de ce que j'ai pu en comprendre. Mais l'on sait que l'offre et la demande font baisser ou monter les prix, alors cela peut être sujet au changement.

Mais si je vous disais qu'il existe un moteur fonctionnant entièrement à l'éthanol pur. Cet exploit a été réalisé par un jeune Québécois de 17 ans en 2009, avec un moteur réduisant les émissions polluantes de 90 %, et 98 % moins de CO2. La performance du moteur allait à 13,58 Hp, à comparé de 10 Hp pour l'essence normale. Et ceci n'est que la première génération du moteur.

http://video.telequebec.tv/video/1762

Donc, combinons ces deux solutions, et créons la première voiture si verte qu'elle sera bonne pour l'atmosphère, la production de nourriture et la sauvegarde de la biodiversité en évitant d'autres forages inutiles et risqués - comme pour les gaz de schiste et le forage en mer.

Mais si on peut faire encore mieux, on peut même trouver une autre source d'énergie verte qui ne requière pas de carburants fossiles...

Vincent BLANCHETTE


Note : les opinions exprimées dans cet article n'engagent que son auteur.

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