MOZAMBIQUE – Gorongosa, un paradis oublié… et retrouvé

Publié le par Le blog de l'écologie positive

Mozambique-Flag.png

 

800px-Gorongosa_-_Waterbucks.JPG

 

Ravagée par la guerre civile depuis les années 1970 jusqu’en 1992, la réserve de Gorongosa revit, grâce à l’atypique mécène américain Greg CARR, qui a fait fortune dans la Silicon Valley.

En partenariat avec les autorités mozambicaines, il a financé l’eau et l’électricité, des bourses et des équipements pour les habitants de la région.

 

Là-bas, la protection de la nature fait partie intégrante des efforts de reconstruction du pays, qui fut frappé par une guerre très violente, qui jeta le Mozambique au fond des classements internationaux de développement humain. Bien entendu, les animaux sauvages finissaient souvent sous les balles des fusils, sans possibilité de protection : à la fin de la guerre, le recensement n’indiquait que 5 Gnous bleus (contre 5 500 avant la guerre), 2 Zèbres (contre 6 000), 30 Eléphants (contre 4 000), 30 Lions (au lieu de 300), plus de Rhinocéros ni de Hyènes…

 

Dans ce chaos, les premières personnes à revenir sur le site de Gorongosa ont fait figure de héros ; comme Baldeu CHANDE, directeur du parc nommé par le gouvernement, et qui a contribué à la réconciliation nationale en recrutant du personnel issu des deux guérillas ennemies.

 

Pour faire revivre Gorongosa, l’écotourisme s’est avéré une solution efficace, avec l’injection de 25 millions d’euros, et la réintroduction d’animaux d’Afrique du Sud, du Zimbabwe ou même d’autres parcs mozambicains.

Mais la protection de la nature n’est efficace que si elle est acceptée par les populations locales ; M. CARR est allé faire une enquête de terrain pour connaître et satisfaire les besoins des gens de la région : eau, électricité, marché de produits locaux...

 

Il en résulte que le parc de Gorongosa a bien été restauré grâce à l’écotourisme, mais sans pour autant ressembler aux parcs les plus visités et « industrialisés », qui peuvent finir par ressembler à des zoos : « Ici, il n’y a pas de goudron ni de files de voitures. Ce n’est pas un zoo à ciel ouvert. Gorongosa est sauvage. On y sent l’Afrique. », rappelle M. CARR.

 

Lire l’article source ici : http://www.courrierinternational.com/article/2008/05/29/gorongosa-le-paradis-oublie

 

Lire aussi :

http://ecoloptimiste.over-blog.com/article-international-ecotourisme-et-developpement-84397595.html

http://ecoloptimiste.over-blog.com/article-angola-une-nouvelle-arche-de-noe-98761341.html

http://ecoloptimiste.over-blog.com/article-afrique-une-reserve-grande-comme-la-moitie-de-la-france-85761724.html

 

Alexis Vernier

 

Merci à Mme Lucile BATUT, qui m’a fait découvrir cet article.

 

Illustration : Groupe d'Antilopes waterbucks ou Cobes à croissant dans le parc national de Gorongosa.

Photo Brian DELL / Wikimedia Commons.

Commenter cet article

sejour mozambique 24/09/2012 11:54

salutation à ce mécènat