INTERNATIONAL – Zoom sur… l’économie circulaire

Publié le par Le blog de l'écologie positive

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L’économie circulaire, qui se rapproche des diverses notions de « Cradle to Cradle » [« du berceau au berceau »], 3R (« réduire, recycler, réutiliser »), biomimétisme ou encore « écologie industrielle », est un principe de valorisation continue des matières quelles qu’elles soient (les « déchets » n’y existent pas puisqu’ils constituent une matière première pour la création de quelque chose). Et surtout, ceci n’est pas une utopie !

 

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Le système a pour la première fois été mis en application dès les années 1970 au Danemark, sur le site de Kalundborg (ville de près de 50 000 habitants) où la collectivité et de nombreuses entreprises ont mis leurs réseaux en commun, permettant une circulation « en boucle » des fluides comme des « déchets » (par exemple, les eaux usées d’une raffinerie de pétrole sont réutilisées comme eau de refroidissement dans une centrale électrique, la vapeur produite par la centrale électrique alimente le circuit de chauffage de la ville, le recyclage des déchets produits par les usines et la collectivité est systématique, etc…).

 

L’idée, qui était restée isolée un temps, est réapparue dans divers pays depuis quelques années, notamment en Chine (où la pollution pose un problème de santé publique majeurs dans les grandes régions industrielles), qui applique désormais les principes d’économie circulaire et synergique à l’intérieur de plusieurs parcs industriels.

 

Mais elle n’intéresse pas que la grosse industrie et les pouvoirs politiques : en témoigne par exemple l’expérience de la société britannique « Rapanui », qui conçoit et produit des vêtements sportswear, fondée en 2008 par deux étudiants avec… 200 euros d’économies !

Si elle commercialise des vêtements en tissus naturels et bio (ce qui n’a désormais rien d’exceptionnel), elle met en œuvre de nombreuses mesures pour limiter de ses activités et, mieux encore, le rendre « positif », qu’il s’agisse des aspects environnementaux ou sociaux : usines fonctionnant avec des énergies renouvelables, réduction des émissions de gaz à effet de serre (-90 % entre 2009 et 2010), traçabilité des matières premières, certification sociale des sous-traitants, mises à disposition de vélos, crèches, jardins bio pour les employés, soutien à des associations caritatives…

 

Pour autant, et quels que soient les pays et les acteurs concernés, le succès de l’économie circulaire ne repose pas que sur des principes techniques ni sur des incitations (règlementaires, financières ou autres) des autorités publiques, mais aussi sur une philosophie et un rapport de confiance qui doivent être cultivés entre les différents partenaires.

 

Source : http://www.greenetvert.fr/2011/11/21/valoriser-les-dechets-c%E2%80%99est-l%E2%80%99affaire-de-tous/39015

 

Alexis Vernier

 

Illustration : le célèbre ruban de Möbius.

Photo David Benbennick / Wikimedia Commons.

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