INTERNATIONAL – Un palmarès mondial des villes vertes

Publié le par Le blog de l'écologie positive

United Nations

 

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Le site http://www.mnn.com présente un palmarès de 10 villes parmi les plus écologiques au monde (sans oublier les centaines d’autres villes qui se sont engagées dans des politiques environnementales comme l’efficience énergétique, le recyclage des déchets ou l’aménagement d’espaces verts).

 

Parmi ces villes, Reykjavik (Islande) occupe la première place, avec une fourniture d’électricité basée en quasi-totalité sur la géothermie et l’hydraulique (seulement 0,1 % de l’électricité provient de combustibles fossiles).

De plus, les autobus de la ville roulent à l’hydrogène.

 

Les autres villes européennes figurant dans le tableau d’honneur sont également nordiques :

Malmö (Suède), qui accueille le 3ème plus grand parc éolien du monde et qui, depuis 2006, est la première ville suédoise à être certifiée « commerce équitable ».

Elle ambitionne d’être « carboniquement neutre » à l’échéance 2020.

Dans un pays où le développement des énergies renouvelables est un objectif national, Copenhague (Danemark) est aussi une championne de l’utilisation des vélos : un tiers des habitants en font leur moyen de transport principal.

A Stockholm (Suède), les émissions de dioxyde de carbone par personne sont seulement de 3,4 tonnes par an (et ce malgré le froid hivernal !), bien en-dessous de la moyenne européenne (qui est à 10 tonnes par an). Pour ce qui concerne la propreté de l’eau, les efforts ont débuté dans les années 1960 et maintenant, on peut pêcher et manger les saumons qui peuplent les eaux bordant la ville.

En Allemagne, la ville de Hambourg restaure ses anciennes zones industrielles : plus de 15 0 hectares ont été requalifiés en habitations, commerces et parcs. Et cette ville portuaire (c’est le 3ème port européen) projette des « taxis-conteneurs » (navettes) en remplacement des camions pour les déplacements à l’intérieur de la zone : chacun d’entre eux pourrait remplacer 60 camions et transporter 150 000 conteneurs par an.

 

Trois villes nord-américaines figurent dans le palmarès.

Curieusement (mais en fait pas tant que ça), elles se trouvent toutes sur la côte pacifique, dans des régions réputées pour leur avancement technologique mais aussi leur esprit pionnier et anticonformiste.

San Francisco (Etats-Unis) a instauré des règlementations locales favorables au recyclage et interdit l’usage des sacs plastiques.

Vancouver (Canada) accueille 200 parcs sur son sol et produit 90 % de son énergie avec des sources renouvelables (principalement l’hydroélectricité), c’est aussi une pionnière des éco-technologies.

Moins connue, Portland (Etats-Unis) est la première ville étasunienne à avoir adopté un plan d’action contre le réchauffement climatique ; elle s’est aussi dotée de batteries de recharge publiques pour les véhicules électriques, et un quart des travailleurs utilisent les transports publiques, le covoiturage ou les vélos pour se déplacer entre leur domicile et leur lieu de travail. C’est aussi une ville qui a adopté une règlementation privilégiant le centre-ville pour l’habitat et préservant les espaces agricoles suburbains.

 

Deux villes sud-américaines sont incluses dans la liste, prouvant que l’écologie urbaine n’est pas réservée aux nations les plus fortunées.

Au Brésil, Curitiba protège de très nombreux espaces verts (16 parcs, 14 forêts et plus de 1 000 petits espaces), et a planté 1,5 million d’arbres le long de ses routes. Elle recycle aussi 70 % de ses déchets. Elle est classée 1ère d'un palmarès latino-américain des "villes vertes" établi en 2010.

Mais les encouragements doivent surtout être donnés à Bogotà (Colombie), une ville qui était surtout connue pour sa violence et sa pauvreté endémiques dans les années 1890 et 90. Actuellement, elle est classée parmi une des villes les plus « vertes » d’Amérique latine.

Avec des incitations aux transports publics et à l’usage du vélo, la qualité de son air s’y est considérablement améliorée. Les autorités locales protègent aussi plus de 1 200 espaces verts, et ont fait baisser le trafic de faune et flore sauvages depuis 2008.

 

Sources :

http://www.mnn.com/money/sustainable-business-practices/stories/global-green-cities

http://sustainablecities.dk/en/city-projects/cases/reykjavik-the-ground-heats-the-city

 

Lire aussi : http://ecoloptimiste.over-blog.com/article-international-pacte-de-mexico-les-villes-s-engagent-pour-le-climat-61600423.html

http://ecoloptimiste.over-blog.com/article-suede-recuperer-la-chaleur-humaine-en-gare-de-stockholm-65348110.html

http://ecoloptimiste.over-blog.com/article-europe-prenez-le-train-du-developpement-durable-72119129.html

http://ecoloptimiste.over-blog.com/article-etats-unis-les-parapluies-de-portland-avec-video-106853325.html

 

Alexis Vernier

 

Illustration : une vue de la ville de Reykjavik (Islande).

Photo Andreas TILLE / Wikimedia Commons.

 

Publié dans Ecologie urbaine

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