INTERNATIONAL – Les hackers, chevaliers verts de l’informatique ?

Publié le par ecoloptimiste.over-blog.com

United Nations

 

 

Si le « hacking », souvent associé au piratage et à l’illégalité par les médias,  a dans l’ensemble une assez mauvaise réputation, certains de ses adeptes ont (et auront) peut-être un rôle crucial dans le « verdissement » de l’informatique et des nouvelles technologies…

 

En effet, une certaine philosophie du « hacking », basée non sur la malveillance mais sur l’exploration, le détournement et le partage des produits technologiques afin d’en développer les usages libres et collaboratifs permet de limiter les protections qui en restreignent l’usage et imposent d’acheter constamment de nouveaux produits et appareils, ce qui consomme souvent beaucoup de matières premières.

 

Le cas du développeur russe qui a cassé le programme qui rendait les cartouches d’encre inutilisables alors qu’elles étaient à moitié pleines, avant de diffuser sa « découverte », en est un bon exemple.

 

Ce type de pratique se multiplie, rejoignant la galaxie des logiciels libres et de l’Open Source.

 

Par exemple, les adeptes du « Do It Yourself » (DIY) qui apprennent à réparer des équipements électroniques (écrans, consoles de jeux…), voire à en fabriquer de nouveaux à partir d’anciens [toutefois, la pratique nécessite une certaine connaissance du bricolage et aussi des précaution face à la manutention de produits dangereux].

Des espaces collaboratifs (Fablab, Explorcamp…) permettent aussi d’échanger des astuces, entre personnes plus ou moins initiées.

 

D’autres espaces d’exploration (Territoires Intelligents et Communautés Apprenantes, ou TICA) forment quant à eux un interface entre les « pionniers » et les politiques publiques : par exemple la « Cantine numérique rennaise » ou la « Cantine par Silicon Sentier ».

Basés sur un principe biomimétique, ces espaces (parfois qualifiés de « ruches ») ont pour objet de diffuser et polliniser les bonnes pratiques à travers la société, et stimuler l’intelligence collective.

 

Le « hacking » écolo a fait l’objet d’un livre écrit par Thanh Nghiem (professeur à HEC), « Des abeilles et des hommes : passerelles pour un monde libre et durable », paru l’année dernière et préfacé par Nicolas Hulot.

 

Sources : http://www.greenit.fr/article/bonnes-pratiques/hacking-pirater-notre-mode-de-vie-pour-le-rendre-durable-3711

http://www.greenit.fr/article/materiel/ne-jetez-plus-vos-cartouches-d-encre-a-moitie-pleines-3505

 

La définition du « hacking » selon Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Hacking

 

Le livre « Des abeilles et des hommes : passerelles pour un monde libre et durable » : http://www.fondation-nature-homme.org/blog/des-abeilles-et-des-hommes-passerelles-pour-un-monde-libre-et-durable-de-thanh-nghiem

 

Alexis Vernier

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