INTERNATIONAL – Le jardinage urbain gagne les grandes villes de la planète

Publié le par ecoloptimiste.over-blog.com

United Nations

 

 

 

Le célèbre humoriste Alphonse Allais voulait mettre « les villes à la campagne » ; aujourd’hui, la tendance serait plutôt de remettre la campagne à la ville.

Les motifs sont multiples : garantir l’autosuffisance alimentaire, protéger l’environnement, (re-)créer des liens entre les Hommes et avec la Nature.  

L’autosuffisance alimentaire est d’abord le premier des motifs, surtout dans les villes en forte croissance ou en situation de pénurie.

Depuis plusieurs années déjà, l’agriculture urbaine est encouragée dans les métropoles très peuplées d’Asie de l’Est et du Sud-Est : Hong Kong, Shanghai, Singapour.

A Cuba, c’est l’abandon du soutien soviétique qui a motivé le gouvernement à lancer un programme d’agriculture urbaine : celle-ci assure désormais 90 % de l’approvisionnement en produits frais à La Havane et Santiago (les deux plus grandes villes du pays).

 

Et même Kinshasa (RDC), produit environ 80 000 tonnes de légumes chaque année, ce qui satisfait les deux tiers des besoins de la ville !

Au total, 230 millions de Latino-Américains et 130 millions d’Africains vivant en ville pratiquent l’agriculture comme source de revenu ; cela améliore l’autosuffisance alimentaire de ces villes, comme le démontrent les chiffres précités.


L’Occident lui aussi redécouvre la vertu de la verdure, après une période d’industrialisation massive, jusqu’au cœur de ses plus grandes métropoles. Ici, les raisons sont davantage liées au besoin de retrouver le contact avec la Nature et/ou de faciliter la cohésion sociale dans des villes anonymes.


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A New York, pionnière du genre, les community gardens (jardins communautaires) sont apparus dès les années 1970 comme un moyen de lutter contre l’exclusion dans les quartiers dégradés. Plus tard, la désaffection des usines et la paupérisation des grandes villes industrielles du Nord-Est des Etats-Unis ont contribué à leur donner un nouvel essor : c’est ainsi que Detroit, ancienne capitale de l’automobile en déclin (sa population est passée de 2 millions à 900 000 habitants) projette de créer la plus grande ferme urbaine du monde.

Dans un pays très dépendant de l’automobile et du pétrole, l’agriculture urbaine est vue comme « le seul moyen de parvenir à un mode de vie durable dans les grandes villes », selon l’expression du militant Michael Pollan.

De l’autre côté de l’Atlantique, le mouvement se développe aussi : inspirée à la fois par l’exemple américain et par celui des anciens pays communistes, la ville de Berlin se redécouvre une vocation agricole. Là, les nouveaux jardiniers sont surtout motivés par le besoin de compréhension interculturelle : chacun amène des plantes de son pays, et les fait partager. Dans le quartier de Kreuzberg, jeunes et vieux travaillent, les Turcs ont apporté des plants de menthe, les Marocains de la coriandre et les Chinois des courges asiatiques. Marco Clausen, créateur des potagers berlinois, l’affirme : « L’alimentation, c’est le dénominateur commun de tous les humains ». Ce qui ouvre le champ des possibles…

 

Et en France ? Pour en savoir plus, vous pouvez lire l’article suivant : http://ecoloptimiste.over-blog.com/article-france-et-si-on-jardinait-en-ville-57602734.html

 

Source : http://www.courrierinternational.com/article/2010/08/11/l-agriculture-s-installe-en-ville

 

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2525_agriculture_urbaine_pauvrete.php

 

Alexis Vernier

 

Illustration : jardins urbains à Chicago (Etats-Unis) ; photographie Linda N. / Wikimedia Commons.

Publié dans Ecologie urbaine

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