FRANCE et MONGOLIE – Le cheval et la centranthe : récits d’une biodiversité résiliente

Publié le par Le blog de l'écologie positive

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Des nouvelles porteuses d’espoir pour la biodiversité de notre Eurasie, et plus précisément pour ses espèces les plus rares : dans le dernier classement des espèces menacées établi par l’UICN, le Cheval de Przewalski (Equus ferus) est passé de « en danger critique » à « en danger ».

Il faut dire que l’espèce (qui peuplait toute l’Europe et l’Asie du Nord dans les temps préhistoriques) revient de très loin : les derniers spécimens sauvages (disséminés entre la Mongolie et la Chine du Nord) semblaient avoir disparu depuis les années 1960, heureusement quelques spécimens avaient été conservés et se reproduisaient dans des zoos.

Mais l’épopée du retour de ce cheval à l’état sauvage a véritablement commencé dans les années 1990, avec des tentatives de réintroduction en Mongolie, où les premières réintroductions à l’état sauvage ont débuté en 1994 dans plusieurs parcs nationaux.

A l’heure actuelle, la population sauvage dépasse les 300 têtes.

 

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Curiosité : la réintroduction en Mongolie a été préparée par l’association « Takh », avec le concours du WWF et du parc national des Cévennes, avec une expérience d’élevage en semi-liberté dans le Causse Méjean (Sud-Ouest de la France) qui sert de transition entre la captivité « pure » et la vie à l’état sauvage sur les plateaux d’Asie centrale, les chevaux y réapprennent la vie au grand air, ainsi que les réflexes et comportements sociaux de leurs ancêtres. Des chevaux issus de cet élevage ont déjà été réintroduits en Mongolie, les autres sont toujours présents sur le plateau.

D’autres troupeaux en semi-liberté ont été acclimatés dans d’autres pays : en Hongrie, au Kazakhstan, en Ouzbékistan, en Chine et même, chose étonnante, dans la « zone interdite » de Tchernobyl en Ukraine !

 

Mais il n’y a pas que les espèces les plus emblématiques qui nous offrent de bonnes surprises : en Corse, c’est une modeste petite fleur, la Centranthe à trois nervures (Centranthus trinervis), qui "s'accroche", dans tous les sens du terme. puisqu'elle habite dans les falaises. Elle est aussi passée de « en danger critique » à « en danger ».

Avec seulement 140 pieds connus, elle a failli connaître ses derniers jours en 1994, quand un incendie a éliminé 80 % de sa population !

Malgré tout, ses effectifs sont parvenus à se reconstituer et sont désormais stables ; et l’espèce est protégée tout comme son habitat, qui est géré par le Conservatoire du littoral.

Additionnellement, des graines et des pieds sont conservés dans plusieurs jardins botaniques français et suisses.

 

Sources : http://www.iucnredlist.org/apps/redlist/details/41763/0

http://www.lesgorgesdutarn.fr/le-villaret-przewalski.html

http://www.iucnredlist.org/apps/redlist/details/61648/0

 

Le site de l’association « Takh » : http://www.takh.org/

 

Lire aussi : http://ecoloptimiste.over-blog.com/article-moyen-orient-une-bonne-piste-pour-l-oryx-d-arabie-77190242.html

 

Alexis Vernier

 

Illustration : un Cheval de Przewalski (Equus ferus) réintroduit dans le parc national d'Hustain Nuruu, en Mongolie.

Photo Aloxe / Wikimedia Commons.

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