CitationS du 21 juin 2012

Publié le par Le blog de l'écologie positive

"Les "conservationnistes" doivent abandonner leur vision idéalisée de la nature, des parcs protégés et de la vie sauvage [...] et construire une vision plus optimiste et respectueuse des êtres humains [human-friendly]"

 

(Peter KAREIVA, scientifique en chef de l'ONG Nature Conservancy)

 

Source: http://breakthroughjournal.org/content/authors/peter-kareiva-robert-lalasz-an-1/conservation-in-the-anthropoce.shtml

 

Une seconde citation, en relation avec la première :

 

"De fait, l’écologie doit incorporer la notion de progrès et non se limiter à une vision pessimiste et conservatrice qui verrait une contradiction entre le développement de l’homme et celui de la nature."

 

(site vuedegauche.canalblog.com, page publiée en 2004)

 

Note : la séparation entre Homme et Nature est sans doute l'erreur la plus importante, la plus fondamentale de la pensée écologiste.

D'inspiration cartésienne, elle a été paradoxalement reprise par les penseurs de l'écologisme, des ancêtres (rousseauistes, certains romantiques...) jusqu'à aujourd'hui.

Les premiers opposaient la Nature "mécanique" avec l'Homme seul être doté d'une conscience, les seconds ont fait le raisonnement inverse, avec une Nature bonne et maternelle face à un Homme fondamentalement mauvais et pollueur.

Aujourd'hui, cette dernière croyance est largement répandue dans la culture populaire occidentale.


Dans cette optique, la création des premiers parcs nationaux et réserves naturelles a conduit à en écarter les êtres humains, perçus comme une nuisance, de ces espaces naturels muséifiés.

Cela a abouti à l'expulsion des Amérindiens des grands parcs nationaux de l'Ouest des Etats-Unis aux 19ème et début du 20ème siècle, et, plus tard, à celle des populations locales des réserves instituées dans plusieurs Etats (Inde, certains pays africains) récemment décolonisés.

Même en Europe, ce dualisme produit et entretient des conflits autour de la vie sauvage (le Loup en est un bon exemple), perçus à tort comme des espaces où les activités humaines sont totalement prohibées (ce qui est vrai [et souhaitable] dans un petit nombre de cas seulement, pour sauvegarder des sites exceptionnellement fragiles).

 

Il est nécessaire de percevoir les activités humaines et la Nature comme étroitement interconnectées.

 

Alexis Vernier

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