CHEZ VOUS – Mourir écolo, une drôle d’idée ?

Publié le par Le blog de l'écologie positive

Mourir écolo, ça semble une idée bizarre, pourtant de nombreuses formes de funérailles écologiques se développent à travers le monde. Ce n’est pourtant pas si étonnant dans le fond : les cimetières sont très consommateurs d’espace (et peuvent être des sources de contamination avec les plombages et autres éléments toxiques présents dans les corps et les cercueils), quant à la crémation, elle émet des gaz à effet de serre comme toute forme de combustion.

 

Le cercueil d’abord : il existe des cercueils en bois éco-certifié, et même sans solvants ni colles, voire en matériaux recyclés !

La société française AB Crémation propose des cercueils en cellulose, amidon de maïs et de pomme de terre et capitonnés avec du lin, avec ou sans décorations supplémentaires (fleurs, épis de blé…).

Il existe aussi des cercueils en carton à 350 euros environ, utiles si l’on envisage une crémation (ils ne mettent que 45 minutes à brûler contre 2 heures pour un cercueil en bois).

 

L’énergie dégagée par les crématoriums a aussi donné des idées de récupération, en tout cas chez nos voisins anglais : la ville de Redditch (près de Birmingham) envisage de chauffer un complexe sportif avec la chaleur du crématorium voisin…

 

Dans plusieurs pays étrangers (Ecosse, Etats-Unis, Suède…), des techniques alternatives à la crémation et non-émettrices de gaz à effet de serre ont été développées (dissolution du corps dans de l’eau alcaline, immersion dans de l’azote liquide refroidi à -196 ° C suivi d’une réduction du corps en petites particules au moyen d’une table vibrante). Brrr….

 

Mais comme la mort est l’antichambre d’une vie nouvelle (différente selon les convictions philosophiques ou religieuses, certes…), si l’on parlait du retour à la nature ? Les défunts de Sydney (Australie) ou de la région de Sarrebruck (Allemagne) peuvent séjourner éternellement dans des cercueils ou des urnes… biodégradables, qui se transforment en compost et nourrissent des arbres.

Des Indiens ont également conçu une urne biodégradable, dans laquelle l’on peut planter un petit arbre ; le nom du défunt, gravé sur un bouchon de céramique, se maintient au pied de l’arbre une fois que l’urne et son contenant ont été « recyclés » en matière végétale.

Aux Etats-Unis enfin, les cendres des défunts peuvent être mélangées à du béton pour finir dans des récifs artificiels, qui seront plongés en mer et serviront d’habitat aux poissons, mollusques et crustacés… L’opération (dite système « Eternal Reefs ») coûte environ 6 000 euros par tête de pipe.

 

Sources : http://www.20minutes.fr/article/987077/comment-mourir-ecolo

http://www.20minutes.fr/ledirect/906653/quand-morts-deviennent-recifs-poissons

http://www.marcelgreen.com/article/lire/2395

 

Alexis Vernier

Publié dans Et chez vous...

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