AMERIQUE CENTRALE – Une agriculture intelligente contre la vulnérabilité

Publié le par Le blog de l'écologie positive

OAS

 

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En marge du Sommet « Rio+20 », une rencontre entre ministres, scientifiques, techniciens et agriculteurs des pays d’Amérique centrale a visé à promouvoir des techniques agricoles intelligentes, aptes à nourrir la population et adaptées à l’environnement et à ses évolutions futures. Les techniques d’agroforesterie [association d’espaces forestiers avec l’agriculture et l’élevage] sont notamment concernées.

La présence d’arbres protège les sources d’eau, réduit la chaleur, conserve l’humidité et abrite les cultures contre le vent, la pluie et le soleil. Par exemple le projet de l’association Tikonel rassemble 16 communautés rurales, qui associent la culture du café, du cacao et des noix de macadamia avec celle d’arbres dont le bois est recherché.

 

Des représentants comme Alberto CHINCHILLA (directeur de l’Acicafoc, une association de promotion de l’agroforesterie) affirment que l’agroforesterie progresse dans la région depuis une dizaine d’années, et bénéficie de programmes, notamment financés par le Fonds International pour le Développement Agricole (IFAD) et l’aide publique de certains Etats (le Japon en particulier).

Dans les 4 prochaines années, 10 millions de dollars seront investis dans des projets d’agroforesterie communautaire.

 

L’enjeu est important car cette région du monde est vulnérable aux changements climatiques et doit combattre la pauvreté qui affecte près de la moitié de sa population.

C’est aussi un des « points chauds » de la biodiversité mondiale, et « seulement » 27,5 % de sa superficie est protégée à l’heure actuelle.

 

Un des succès de l’agroforesterie (et de l'écologie en général) en Amérique centrale se trouve au Costa Rica, où la couverture forestière est passée de 21 à 52 % du territoire national entre 1987 et 2010, avec notamment des campagnes de plantation d’arbres (les espèces natives et menacées étant privilégiées, avec des incitations financières pour ceux qui les plantent) et une fiscalité basée sur le principe pollueur-payeur.

 

Source : http://ipsnoticias.net/nota.asp?idnews=101035

 

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Alexis Vernier

 

Photo OroVerde / Wikimedia Commons.

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