ITALIE - Une ville pionnière dans la démarche "zéro déchets"

Publié le par Le blog de l'écologie positive

ITALIE - Une ville pionnière dans la démarche "zéro déchets"

La Toscane est mondialement réputée pour ses paysages, ses villes d'art ou encore ses vins. Mais elle le devient aussi pour une de ses villes, pourtant à l'écart des circuits touristiques.

A une trentaine de kilomètres de Pise, la ville de Capannori (46.000 habitants) se construit depuis quelques années une renommée au titre de sa politique visant le "zéro déchet".

L'initiative a démarré à la fin des années 1990 (en pleine polémique sur le traitement des déchets en Italie), quand la municipalité a opté pour réduire la production de déchets à la source (en visant l'objectif "zéro déchet" pour 2020) plutôt que d'investir dans une installation coûteuse et controversée de type incinérateur.

Les résultats sont au rendez-vous : entre 2004 et 2013, la production de déchets ménagers et assimilés a fondu de 40%, et les ordures résiduelles sont passées de 340 kg par habitant en 2006 à 146 kg/habitant en 2011 [en comparaison, la production d'ordures résiduelles est en moyenne de 288 kg/habitant dans la France de 2011].

Etudiée par des spécialistes et des élus d'un peu partout dans le monde, la stratégie de Capannori est un mélange de pratiques déjà anciennes et d'idées neuves : du tri sélectif (verres, plastiques, papiers-cartons...) avec collecte en porte-à-porte à la tarification incitative (qui a fait monter le taux de valorisation des matières par recyclage et compostage à 90% !), en passant par la généralisation de la récupération des objets usagés. 3 centres ont été ouverts pour récupérer textiles, meubles, vélos ou encore appareils électriques usagers, et un magasin de vente d'objets de seconde main a même ouvert.

La ville a aussi mis en place un centre de recherche rudologique pour étudier les ordures résiduelles et la façon d'améliorer leur traitement. Parmi les "déchets ultimes", ceux qui résultent de l'erreur ou de la négligence de certains administrés (justifiant qu'ils soient mieux sensibilisés), mais aussi ceux dont la conception ne permet pas le recyclage, par exemple les dosettes de café (le PDG de Lavazza a même été contacté à ce sujet), certains emballages alimentaires ou les couches pour bébé.

Des parades ont déjà été trouvées à ce sujet : les crèches de la ville ont institué un service gratuit de couches lavables, et un magasin "sans emballage" a même été ouvert !

Et à ce jour, plus de 200 collectivités italiennes ont suivi l'exemple de Capannori !!!

Source : Journal de l'Environnement

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AV.

Illustration Jakub JANKIEWICZ / Wikimedia Commons.

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